Vers vingt-deux heures par là

 

 

Vers vingt-deux heures par là j’enfile un pull-over, il fait un peu frais l’été touche à sa fin. C’est juste insupportable en moi ce froid, il est si peu suffisant. 

Le froid c’est peut-être ça : c’est que tu t’endors loin dessous mon pull-over. 

Le froid c’est : je ne crois pas en dieu, il ne croit pas en moi. 

Mais quand ma peine est trop glaciale, j’enfile le manteau de tes yeux. 

C’est suffisant pour vivre encore un peu dans les frimas.

 

 

 

Martine Cros, texte du 05 septembre 16, Vers vingt-deux heures par là 

 

 

 

 

5 réflexions sur “Vers vingt-deux heures par là

  1. Ce qui me plaît le plus….

    « Le froid c’est : je ne crois pas en dieu, il ne croit pas en moi.

    Mais quand ma peine est trop glaciale, j’enfile le manteau de tes yeux.

    C’est suffisant pour vivre encore un peu dans les frimas. »

    J'aime

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