Et si l’ombre

 

 

 

 

 

Et si l’ombre atteignait son apothéose lorsque tu te retournes
Dans les silences incertains des jardins secrets le chant
de l’oiseau demeure la colonne en ruine de trop sonores espérances
la seule dressée encore fière de gémir parmi nos corps couverts d’épines   Regarde
comme dès la trève, ils fleurissent
assis sur les bancs féminins de la treille               ou est-ce un ciel emprisonné

C’est l’hivers et l’oiseau ne chante
dans cette dévastation inarborée
Frissonnante tu jardines encore un peu entre les aciéries pendant que meurent
les incendies au loin                                                       et en toi,
quelque part.

 

Sème ton âme des délices botaniques que j’aime
ces heures
crevassées où l’ombre
cache ses pétales
et pleure.

 

 

 

Martine Cros, 16/25 janvier 2017

&

Max Ernst, La forêt, à l´aube – Farblithographie, 1958

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