nuage de chair

 

 

 

 

 

L’amour est perdu l’amour est perdu l’amour est perdu il n’y a plus il n’y a plus il n’y a plus de chemin certes mais alors il n’y a plus de croix Libres que nous sommes ! Libres et si perdus dans l’amour qu’a mordu le vent sauvage Les tempêtes calmes se nourrissent de tout décident de tout Mes pas ainsi errent rêvent errent rêvent à leur déconvenue et nue dans la pluie incertaine je danse entre deux saisons vaines Errent aussi les sirènes sans rivières Le vent dévore les paysages le vent déchire les lambeaux existants dans nos existences planes établies sages Sur le quai cheveux au vent cheveux à lui elle est partie je reste comme une feuille morte tu virevoltes ? Tu te révoltes ? Où sont les fleurs dîtes-moi celles qui sauvent les hommes de l’abandon originel les fleurs vous savez les fleurs ces aurores où plonge un rose qui aboie entre deux brumes oranges amères douces comme un soleil dépareillé où j’appareille esquif d’îles frêles et isolées Personne pour les aborder Comme je puis me laisser porter par ces vagues ! Cette houle sans foule où seule vers toi comme une piraterie divine sur l’eau vive je marchais patiemment presque légère comme une seule écume dans la morsure du vent entre deux saisons deux brumes lasses longues de se lasser de se déchirer je ne vois plus de croix à laquelle m’accrocher je vois le fils de dieu qui n’exista jamais sourire et rire en buvant des liqueurs en caressant des filles dorées sucrées au coeur de leurs coeurs et sur leurs rouges à lèvres mordorés, il déposa baiser Le baiser est l’avenir de l’humaine condition Ah ces filles christiques ! Leur carnation est mon nuage est le carnage qui accoste dans les yeux de dieu il détourne son regard très bien j’ai brûlé le regard j’ai brûlé le missel les missives et le sel j’ai brûlé les tableaux les poèmes et l’écume déshydratée j’ai jeté ma soif j’ai jeté les pierres pour que les murs s’éboulent j’ai placé l’explosion de mon coeur au coeur des prisons des saisons des brouillards des exigences des cris de tel ou tel monde hagard commercial bête plus bête que ces bêtes qui dévorent comme vent bête les îles et les peuples Ne faîtes plus de guerre contre les innocents chers maîtres voyez chers traîtres voyez il suffit d’attendre que passe le vent que s’endeuille l’amour que se lève l’aube sur la grande parodie La maison est close pour cause d’ouragan Les défilés défilent Où sont les fleurs ? Dieu les a déjà cueillies L’amour est perdu l’amour est perdu l’amour est perdu.

/MC\17.09.17, nuage de chair

&

les travestissements inaltérables de la Beauté :

 

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En haut & en bas : MR2, Mike Bouchet à la Galerie Alaïa, Paris

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En haut & en bas : La matière de nos oeuvres, Pierre Guyotat, à la même galerie.

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En haut : le Jardin suspendu de Kris Ruhs

 

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