nom / lieu

 

 

femme / lieu

 

 

 

C’est un instant de déroute intense

Se lève l’Introïtus, avec lui, elle, et debout, voici la

foudre tragique et le rien

Je ne nie pas qu’elle soit là en moi gisante de ce foudroiement

Je ne nie pas être assise là au bord de ce lit défectueux

et j’aime que l’air me photographie avec ses rêves qui flottent

Quelque peur le traverse telle un oiseau banni

dans ce qu’il peut refléter d’espoir sur mon corps désapproprié

Poitrine torse nus jambes nues je prends, ou elle        ce carnet cette arme de

détresse ce stylo avec l’encre jamais prête

car tout dévale de la pensée, tout jaillit comme un fouet

et sans crier il faut se saisir du cri

sans gémir se saisir de la plainte sans sourire et pourtant elle sourit

se saisir de ce plaisir de la photographie au coeur même du coeur

pendant qu’Introïtus martèle les péchés à venir mais ceux-ci elle

veut les choisir elle

les photographie déjà depuis avant de naître

Ne nie pas qu’elle veut écrire dans peindre

peindre dans ressentir chaque battement de monde

Ne nie pas qu’elle veut arrêter le temps et figer la seconde

dans ce qu’elle a

d’immuable à choisir en dedans d’un Tout:

aller là

ou là

ou nulle part ce qui est encore un lieu

qui lui offre souvent un nom.

*

/MC\, 19 novembre 17, nom / lieu

& femme / lieu, acrylique (rouge de Venise) sur toile.

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