LANDSCAPE II

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Jour tombal où la vie a pourtant TOUT à donner avant son Inconnue    Un murmure d’air doux vient recouvrir des mots qui chantent sous leur cape phréatique    À peine sont-ils assis là en tailleur sur une page vierge comme pelouse à l’aurore    Au bord de quelque fontaine dont les pleurs rejaillissent sur une eau fellinienne    Leurs mains gisantes sur leurs genoux pliés & vieillissants  [Les hémistiches sont sur les rotules]    Une fleur piquée là dans la cuisse fière comme Artaban    Une main se présente blanche sur leurs épaules noircies  [l’Inconnue approche]    À coup sûr c’est la main de la musique  [un adagio   un coquillage de nacre    une caresse divinement posés sur des femmes sans épaules agréent la tolérance pour les plus arrogantes secousses de la servilité]    DES MOTS    Leur chair narrative est encore trop recouverte    D’un cristal éclaté qui diffracte passés & destinées    TOUT   s’entrelace à Présent dans le paysage et le jour tombal pose sa dernière question dans l’ultime ru rai lumineux qu’un regard averti sait happer    Chairs et pelouses doivent être mises à nu    Faire leurs ablutions philosophiques    Ne parvient pourtant qu’à chanter de leurs âmes infirmes qu’une seule cascade    Elle écume timidement d’une rochée de sons sens volée au gel à la translucidité à la trouée dans les ventres que la Nuit va statufier : un carnet de notes    Alentour parsifalent des corps végétaux    Dansent leurs fantômes & des parfums comme des éoliennes malhabiles de leurs dix pales s’exhalent loin    L’espérance n’est qu’ Exil    Un calice sans vent un calvaire reclus une croisée de réalismes du ciel et de la terre  [il y a un idéal infini dans les arrière-plans de nos visions]    Un ciel déchiré comme une vulve qui mal enfante qui happe dans un regard nos désirs les plus fous se referme aussitôt nous laissant nus de TOUT  déshabillés  soumis à l’effroi des visions    Est-ce l’orage ou la foudre    Est-ce l’inconvénient d’avoir perdu notre chemin  [cela zèbre tout autant chaque promesse intime]    Il faut TOUT recoudre fil à fil dans  CES MOTS     Il y a pourtant sous la douleur douceur ovale du paysage  [page   toile     partition      une party pour les dieux mais ils ne sont pas venus ils ont pourtant fait porter des mots d’excuses : nos nuits sans rêves     L’Inconnue]    il y a cette cascade songeuse et confuse aux boucles claires qui ressemblent à des ballots de foin    Et des herbes maudites regorgeantes riveraines d’écume & de chlorophylle    Incapables jamais d’étancher leur soif    Et au-dessus du paysage surplombant la douleur douceur   la Brebis  [ô ma Chair]    Haute mission que la sienne de séparer de nos ivraies le vert illuminé des sons de l’Angélus    Il est bien tard    Bientôt un jour va mourir sous des désirs perdus sous le rire moqueur  [comment se justifier ?!] de tous les morts pour RIEN    La cloche de détresse à travers la brume bleue ballotte    Elle vient signer d’un nom inconnu dans les paumes de l’air  [quand bien même elle dit : il est sept heures !  : elle délie un secret]    Et Brebis lèche l’effarouché Cyprès : déjà la nuit !  froufroute-t-il dans une dernière courbette à Dame Vespérale    Au bas de sa colline d’un baise-main courtois vient implorer licher sa source    Son dû    Un murmure d’air doux recouvre certains mots    Puis blotti dans les millénaires  TOUT  se tairait bien encore une fois.

/MC\, 2 -7 janvier 2018.

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Peinture, & détail : /MC\, Paysage avec cascade à la tombée du jour , acrylique sur toile, 33 x 24, 2 janvier 2018.

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